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57 messages dans le topic



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Sujet : Et là, ça vous dérange?
AuteurMickey Knox
SujetEt là, ça vous dérange?
QuestionQuel est le film le plus dérangeant que vous avez vu parmi ceux-ci.






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Membre depuis le
13 avr. 2004
3584 messages
Le lun. 17 janv. 2005 à 09:27

Salut !!!
j'ai vu la majorité des films que tu proposes ici et je dois avouer que celui qui m'a vraiment gênée est irreversible, pour la violence quasi absolue du film ( et je ne parle pas seulement de la violence visuelle).

Pour les autres, comme Apocalypse now (qu'il faut voir en version longue à mon sens) crash.... je dirais que ce sont des films forts mais qui ne m'ont pas choquée.

voilà...

Oh sorry, did i break your concentration ?



Membre depuis le
13 janv. 2004
386 messages
Le lun. 17 janv. 2005 à 11:34

S'il fallait choisir dans cette liste, ce serait Irréversible.
Mais perso, bien que tous soit glauques ou violents, j'en trouve peu fort dérangeant...
Mais je viens justement d'en voir un...La bombe (the war game) de Peter Watkins, tourné un an après Dr Folamour. C'est un docu-fiction mettant en scène une attaque nucléaire sur l'angleterre. Le film se base sur ce qui s'est passé autour des vraies attaques nucléaires de l'histoire. Le film, qui dure moins d'une heure, avait été commandée par la B.B.C qui refusa de le diffuser, craignant de créer une vague de panique.
Donc, mon film le plus dérangeabt serait celui-là.

Levantando el aire los sombreros
Vamos a matar, vamos a matar, companeros
Pintaremos de rojo sol y cielo
Vamos a matar, vamos a matar, companeros



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Membre depuis le
4 nov. 2003
1095 messages
Le lun. 17 janv. 2005 à 12:35

J'ai voté pour Crash (je n'ai pas voulu voir Irréversible).
POur moi, le film le plus violent (dans tous les sens du terme), c'est Requiem for a Dream.

Christmas? Christmas means dinner, dinner means death! Death means carnage; Christmas means carnage!

Ferdinand (Babe)


Membre depuis le
14 mars 2004
2128 messages
Le lun. 17 janv. 2005 à 13:00

juste pour dire qu'il serait pas mal que la grande bouffe de Ferreri apparaisse dans cette liste , à l'époque il a fait son petit effet... encore maintenant....

Il ne faut pas oublier qu'un jour Hervé Vilard a été à la mode, je crois que c'était un jeudi.

Document attaché :

grande bouffe.jpg




Membre depuis le
13 nov. 2003
21089 messages
Le lun. 17 janv. 2005 à 17:39

crash et irréversible...
Je suis comme la majorité des gens, un peu victime de mon éducation, alors bien sûr que des films comme les deux pré-cités sont choquant. Mais je le suis plus par la scène de "l'extincteur" dans irréversible que par la fascination morbide des protagonistes de crash pour les blessures. Dans le second film il y a consentement alors que dans irréversible c'est de la violence pure.


c'est avec les gens intelligents qu'on déconne le mieux. Frédéric Dard


Membre depuis le
13 mars 2004
658 messages
Le lun. 17 janv. 2005 à 19:41

IRREVERSIBLE parceque ce film (que j'ai aimé!) m'a interpellé, m'a trituré les méninges longtemps, le visionnement a été une expérience sensorielle, qui par la suite a fait place à la réflexion pour déboucher sur un constat, j'ai aimé ce film pour les raisons déjà invoquées dans le topic consacré à ce métrage!


Membre depuis le
23 oct. 2003
3309 messages
Le lun. 17 janv. 2005 à 19:45

Il y a plusieurs films qui m'ont dérangés dans la liste mais, le dernier en date est Requiem for a dream mais comme il fait pas parti de la liste...

Prends cette monnaie que tu pensais donner pour ta paroisse et va t'acheter des fringues. Fais toi belle, trouve toi un mec ou alors une femme avec qui tu va rester un petit moment.




Membre depuis le
21 nov. 2003
3556 messages
Le lun. 17 janv. 2005 à 19:52

Tant que cette violence n'est pas trop "consommable"


comme dirait:

MICHAEL HANEKE OU LE CINEASTE DE L'HORREUR ORDINAIRE

Le cinéma de Michaël Haneke est très particulier. Chacun de ses films constitue une sorte d'expérience métaphysique de laquelle on ne sort pas indemne.
Il y a d'abord la trilogie de "la guerre civile" qui relève d'une peinture de l'horreur ordinaire. Dans le premier, Le Septième Continent, une famille autrichienne bourgeoise et sans problème apparent, décide subitement de se retirer de la vie sociale et de s'anéantir méthodiquement.

Dans le second, Benny's Video, un adolescent féru de technologies de l'image et de la surveillance vidéo, tue sa petite amie avec un pistolet à cochon. Enfin, dans le troisième volet, 71 Fragments d'une Chronologie du Hasard, de multiples moments de vie, appartenant à des personnages différents, nous conduisent au meurtre des clients d'une banque par un jeune étudiant... presque par hasard.
Pour ces trois histoires, Michaël Haneke s'est inspiré de faits divers.
Pour Funny Games (racontant la destruction froide et méthodique d'une famille autrichienne par deux jeunes gens d'apparence très "comme il faut"), le réalisateur n'est pas parti d'un fait divers. Néanmoins, à la sortie du film, des personnes ont envoyé au réalisateur des articles de différents pays racontant des histoires similaires. Dans l'une d'entre elle, l'assassin, un étudiant en chimie, avait finit par être arrêté. En prison, il avait écrit un livre dans lequel il expliquait qu'il ne regrettait rien, qu'il n'avait pas une once de mauvaise conscience et qu'il utilisait les gens pour son plaisir.
Pour Michaël Haneke, il s'agit de dénoncer la violence et disséquer ses composantes : "Quand j'écrivais Funny Games, je lisais des articles sur des viols et des meurtres commis par des jeunes. A la question "Pourquoi avez-vous fait ça?", ils répondaient tous qu'ils avaient voulu "voir ce que ça faisait"."

Il s'agit aussi de faire réaliser cette violence au spectateur. En effet, pour le réalisateur " nous sommes tous dans cette partie du monde très industrialisée et nous ne connaissons la violence personnelle que par les médias. Nous assistons à la déréalisation de la violence". Pour ce faire, il a opté pour le parti de ne montrer que rarement les actes violents directement, mais plutôt les victimes et leur souffrance. Et nous regardons, médusés et dans un malaise éprouvant, les événements s'enchaîner et nous conduire vers des drames horribles et inéluctables. Dans tous ses films, le spectateur n'a pas de recul. Il est impossible de se distancier de l'action. Nous sommes immergés dans cet univers de violence extrême et de tension et la souffrance des personnages nous arrive de plein fouet.

Malheureusement, cette dénonciation n'a pas été toujours bien comprise par le public et la critique qui a parfois reproché à Michaël Haneke d'aller trop loin. De façon plus anecdotique, pour expliquer cette incompréhension, Wim Wenders, lors de la projection cannoise de Funny Games, avait quitté la salle et déclaré à propos du film : "Il fonctionne comme un cauchemar dont on ne peut pas s'échapper. Quand j'ai un cauchemar, je me lève parce que je sais que si je me rendors tout de suite, je vais retomber dans le cauchemar. Funny Games, c'est exactement ça. J'ai l'impression que c'est ce que voulait Haneke. En sortant avant la fin du film, je lui ai peut-être rendu justice."

Si, jusqu'à Benny's Video, son travail cinématographique a reçu des éloges de la critique, depuis, l'accueil qui lui est fait semble plus mitigé et au centre de moult polémiques. Le public autrichien, qui selon Michaël Haneke, "n'aime pas être secoué", boude son ¦uvre qui connaît un plus large écho, quoique limité tout de même, auprès du public étranger.

Ses films sont en partie financés par l'Etat autrichien, ce qui lui permet de prendre des libertés et de ne pas se plier au diktat du cinéma commercial. Ils sont d'autant plus forts qu'ils sont exempts de compromis pour ménager le spectateur.

Cette année, Code Inconnu était la seconde nomination de Michaël Haneke pour la Palme d'Or (Funny Games avait fait partie de la Sélection Officielle en 1997). Pour le tournage, le réalisateur a passé un an en France. C'est Juliette Binoche qui, admirative de ses films, a elle-même contacté le réalisateur afin de travailler avec lui. Avec Marin Karmitz, elle l'a convaincu de tourner en France.

Même si le film n'a pas reçu de prix, cette nomination concourra à faire parler un peu plus de ce cinéaste à part. Et espérons que les répercussions médiatiques du festival seront plus conséquentes pour Code Inconnu que pour Funny Games qui n'avait pas recensé beaucoup d'entrées en salles.




Membre depuis le
14 mars 2004
2128 messages
Le lun. 17 janv. 2005 à 20:21

Kabukiman a écrit :
Tant que cette violence n'est pas trop "consommable"


comme dirait:

MICHAEL HANEKE OU LE CINEASTE DE L'HORREUR ORDINAIRE

Pour Funny Games (racontant la destruction froide et méthodique d'une famille autrichienne par deux jeunes gens d'apparence très "comme il faut"), le réalisateur n'est pas parti d'un fait divers. Néanmoins, à la sortie du film, des personnes ont envoyé au réalisateur des articles de différents pays racontant des histoires similaires. Dans l'une d'entre elle, l'assassin, un étudiant en chimie, avait finit par être arrêté. En prison, il avait écrit un livre dans lequel il expliquait qu'il ne regrettait rien, qu'il n'avait pas une once de mauvaise conscience et qu'il utilisait les gens pour son plaisir.



oh mais oui bien sûr voilà un film qui manque dans la liste ; je me rappelle qu'en sortant de la projection je me sentais vraiment bizarre... les passages où les tueurs s'adressent face caméra aux spectateurs rendent mal à l'aise, on se sent vraiment voyeur de cette violence gratuite, limite complice... c'est assez malsain

Il ne faut pas oublier qu'un jour Hervé Vilard a été à la mode, je crois que c'était un jeudi.


Membre depuis le
16 janv. 2005
37 messages
Le mar. 18 janv. 2005 à 00:08

Hello,

Oui, c'est vrai que d'autres films pourraient y figurer, y'en a quand même plein qui ont dérangé.

Et puis je me suis un peu embrouillé et Requiem aurait dû y figurer, mais bon...

Et la Grande bouffe et aussi C'est arrivé près de chez vous ou encore Bernie...

"Quoi qu'il arrive et où que tu ailles, à chaque fois que je regarderai les étoiles , je saurai que tu regardes les mêmes."


Membre depuis le
17 avr. 2004
2771 messages
Le mar. 18 janv. 2005 à 12:24

Sans vouloir en rajouter une couche ,

dans le genre dérangeant on peut également citer:

- Pink Flamingos, (1972) le film qui a lancé John Waters, le pape du trash. Il raconte l'histoire de deux familles qui se battent pour le titre de famille la plus écœurante. Je vous passe les détails scabreux car ça va très loin.

à noter que son prochain film "A dirty shame" toujours autant déjanté, mais bien plus soft sortira le 1er juin de cette année.

- Terror Firmer, (1999) de Lloyd Kaufmann produit par Troma connue pour ses perles du trash, fait également fort dans le genre. Attention âmes sensibles, vous hésiterez entre rire, avoir peur ou encore vomir. (Edouard Baer et Ariel Wizman y font une petite apparence délicieuse, mais là je m'égare).

Bref tout cela pour dire que certains films moins sérieux peuvent se permettre d'aller bien plus loin et déranger peut-être un autre type de public.

Juste un petit H.S. pour signaler à kabukiman que s'il ne fait rien le 12 février, il sera certainement le bienvenu pour jouer son propre rôle lors de la célébration du 30ème anniversaire de Troma à Paris.

       
The Future is History
-Remember man - As you pass by - As you are now - So once was I - As i am now - So will you be - Remember man Eternity.


Membre depuis le
16 janv. 2005
37 messages
Le mar. 18 janv. 2005 à 12:44

Bon, c'est clair qu'on peut en rajouter à plus en finir, surtout si on va du côté de troma. Mais disons que le but était de poser la question par rapport à des films qui sortent en salle et qui sont supposés bénéficier d'une programmation habituelle. C'est aussi pour ça que j'ai pas cité le film le plus dérangeant que j'ai vu, "Suicide Club" de Sion Sono.

En ce qui concerne Haneke, il ne figure pas pour la simple et bonne raison que ses films ne me dérangent pas, ils m'endorment ou m'ennuient. Désolé, du coup j'y ai vraiment pas pensé.

Pour Waters, c'est vrai qu'il collerait à la chose, mais je partais pas dans ce genre. Sinon, on pourrait citer Burton ou Maddin avec, mais c'est un extrême tout de même à vocation comique. Raison pour laquelle "C'est arrivé près de chez vous" n'y est pas non plus, et pourtant, c'est pas faute d'avoir vidé les salles lors de sa sortie.

"Quoi qu'il arrive et où que tu ailles, à chaque fois que je regarderai les étoiles , je saurai que tu regardes les mêmes."


Membre depuis le
16 janv. 2005
37 messages
Le mar. 18 janv. 2005 à 12:46

Ah et une question, juste comme ça, ceux qui proposent des films à rajouter, ont-ils vu tous les autres cités? Juste pour savoir... Parce qu'ils valent tous la peine à mon avis.

"Quoi qu'il arrive et où que tu ailles, à chaque fois que je regarderai les étoiles , je saurai que tu regardes les mêmes."


Membre depuis le
13 avr. 2004
3584 messages
Le mar. 18 janv. 2005 à 12:51

Bon j'éspère que Mickey Knox ne m'en voudra pas de rajouter moi aussi un film ( après tout c'est un peu son batême du feu... faut toujours qu'on en rajoute nous )

j'ai été vraiment touchée par le film Leaving Las Vegas et Another Day in Paradise.




Oh sorry, did i break your concentration ?



Membre depuis le
16 janv. 2005
37 messages
Le mar. 18 janv. 2005 à 13:13

Non, je suis d'un tempérament calme voyons...

Leaving Las Vegas, c'est d'ailleurs le plus beau film d'amour que j'ai vu, alors comment t'en vouloir?

"Quoi qu'il arrive et où que tu ailles, à chaque fois que je regarderai les étoiles , je saurai que tu regardes les mêmes."

Document attaché :

Leaving_Las_Vegas_221772.jpg







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