Je me suis déjà exprimé à ce sujet dans les derniers films vus, mais je tenais à faire plus.
Aprés 3 visions de ce film, je suis toujours aussi impressionné par l'impact puissant qu'il a sur le public. tout d'abor au niveau du spectacle en lui même, maitrisé et sublime, même si on aurait pu se passer de quelques gadgettes inutiles qui retirent au merveilleux réalisme de l'oeuvre. Nolan ne cède jamais à la facilité, se permettant même de surprendre le spectateur par la noirceur indélébile de son film. Et c'est d'ailleurs cette autre point qui a un impact sur le public, le discours ultra réaliste et référencé sur la justice, le rôle de batman et le mal. Nolan ne cesse de toujours remettre en question ce qui semblait acquis, prend même un malin plaisir à faire des feux d'artifices de noirceur dans les moments les plus impromptus, comme pour montrer que le mal surgis systématiquement là où on ne le veut ni ne l'attend, parce que justement, c'est le mal, inévitable et imprévisible.

Du point de vu des personnage on atteint également un iveau de réflexion bien supérieur au premier épisode, le batman dont on nous parle est ici bien en place, mais fatigué, usé, il chercfhe à inspiré la ville, mais d'une autre manière, et s'apperçoit de ses limite: il utilise la violence pour régler les problème, il inspire donc ce principe, il doit donc trouver un "remplaçant" qui a trouvé un autre moyen de régler les conflits. Enfin, les "vilains" du film sont traité à la perfection, c'était le principal défaut tu premier épisode, et nolan s'est rattrappé avec brio, que ce soit le joker, qui incarne le mal à l'état pur et concentré, sans origine ni but, ou double face, incarnation de l'espoir avorté, les deux personnages viennent troubler le rôle de batman. Le joker en particulier, personnage central du film, est à l'opposé des méchants habituels de films de super héros. il n'a aucune excuse ni motivation, aucune logique, aucun repère, c'est un véritable électron libre, complètement conscient de sa folie et de son pouvoir. Terrifiant et charismatique, il est en somme le centre du film, son coeur ardent et purulent.

Mais le plus grand brio d'un film de cette ampleur est que Nolan arrive à le faire reposer sur ses acteurs, et non sur l'action. Et à commencer par Heath Leadger qui est sidérant dans ce film, même si c'est un lieu commun de le dire. chacune de ses scène, de ses répliques, chacun de ces gestes minutieusement psychotiques, est un bonheur. rare sont les acteurs à avoir atteint un tel niveau de perfection dans leur jeu. on pense à Jack Nikolson, pas dans Batman mais dans shining. L'acteur australien parvient en effet à rendre chacun de ses gestes et mots immanquable, parfaits. ses répliques sont déjà cultes.
A côté de cela, on ne peut qu'admirer la prestation de Christian Bale, qui est batman plus que personne d'autres. son physique est moins plus humain, son regard inquiets et fatigué. Aaron en harvey Dent est excellent aussi, cet illuminé de justice et de bien qui est destiné à être détruit. Maggie Gyllenhaal est la bonne nouvelle pioche du casting, plus féminine et mature que Holmes, plus désirable aussi, on comprend mieux le point de vu du Bruce à son sujet. Probablement le personnage féminin le plus intéressant de l'histoire de l'adaptation de comics hors catwoman. enfin Caine et Freeman donne un peu de légerté à l'ensemble, le premier par son rôle tout en subtilité de conscience du film, de mentor discret et raffiné de batman, le second en conscience de l'homme, conscience de ce qu'il faut faire pour atteindre un but mais également des limités à ne pas dépasser. ils sont deux sagesses différentes qui permettent à Batman de ne pas sombrer à son tour dans la folie et la vengeance désespérée.
Voilà, que dire d'autre si ce n'est qu'on pense plus à Heat qu'aà spiderman en voyant ce film et c'est tant mieux.